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06 juin 2009

Réaliser un plessis

Me voilà de retour !!!

Voici comment réaliser une tresse classique :

Plessis 1a.jpg

Parmi les variétés de bois qui se prêtent au tressage, les plus flexibles sont l'orme, l'olivier sauvage, le châtaignier, le noyer, les branches de glycine et le saule. Ce dernier est en fait le plus utilisé (osier). Généralement, pour travailler sans trop forcer, on utilise les rameaux flexibles, ceux dont le processus de lignification n'est pas très avancé. Cependant si, pour des raisons esthétiques, vous choisissez des branches très lignifiées, qui ont déjà une écorce par exemple, laissez-les tremper dans l'eau pour qu'elles retrouvent de la flexibilité : les branches déjà coupées et sèches doivent, elles aussi, être mises à tremper, 8 à 10 jours en été et 10 à 15 jours en hiver, en fonction de la température extérieure. Testez la flexibilité de l'osier en le pliant à une extrémité : s'il ne casse pas, il est alors prêt à être tressé ; sinon, laissez-le encore dans l'eau.

En générale, on utilise le châtaignier pour les piquets car c'est le plus robuste bien que le noisetier, le frêne et l'aulne peuvent aussi convenir. Excepté le châtaignier, ils ont une durée de vie de 4 à 5 ans. Si vous voulez les garder plus longtemps, mieux vaut choisir alors des piquets en fer.

En moyenne, calculez un piquet tous les 50cm ; si vous utilisez les longues branches de glycine, espacez-les davantage ; pour des palissades plus résistantes ou des entrelacs assez courts, plantez les piquets plus rapprochés. Pour la longueur, multipliez par 2 la hauteur prévue de la clôture et ajoutez 10cm. Le diamètre varie en général entre 3 et 6cm.

Prévoyez une grande quantité de branches ou rameaux à tresser, d'une longueur de 1,5m à 2m minimum.

Prévoyez également des gants résistants, des lacets de raphia, un marteau ainsi que l'outillage nécessaire pour aiguiser les poteaux et creuser pour les enterrer.

A.jpgTracez sur le sol le parcours de la clôture. Taillez les piquet-s en pointe et enfoncez-les dans le sol à une profondeur égale à la hauteur définitive de la clôture, ou au maximum à 50cm. Pour éviter que l'humidité du sol ou des eaux pluviales ne détériorent le bois, enveloppez la partie enterrée de toile non tissée. Pour une meilleure évacuation, ajoutez des gravillons dans le trou.

 

B.jpgLes piquets mis en place, entrelacez le premier rameau sur ces derniers, en le faisant passer entre chaque poteau, une fois à l'extérieur, la suivant à l'intérieur. Procédez de même pour les suivants, en inversant la trame à chaque rang (DESSIN A).

 

 

 

C.jpgTous les 8 à 10 rangs, tassez les rameaux à l'aide d'un marteau et d'une cale en bois (DESSIN B). Pour introduire de nouvelles branches et les replier au sommet de la clôture, reportez-vous aux DESSINS C et D.

 

D.jpgAttachez les dernier rameaux aux piquets avec du fil de fer, de la corde ou du raphia.

 

 

 

E.jpgEnfoncez avec le marteau la partie du pieu qui dépasse (DESSIN E) ou coupez-la.

 

 

 

 

 

 

Source : Marianne Maison et jardin

Retrouvez moi sur le blog : Les jardin d'Arduinna.

11:00 Écrit par Virginie dans Jardin médiéval | Commentaires (8) | Tags : plessis, jardin médiéval |