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03 septembre 2008

Le jardin des simples

Le jardin, à l'époque médiévale, est un espace clos (Hortus conclusus) d'abord utilitaire où l'on fait pousser les fruits et les légumes. Outre les vergers, les jardins du Moyen-Âge sont des potagers (Hortus potager), des jardins de simples et des jardins de plantes tinctoriales.

 

Nous nous intéressons aujourd'hui au jardin des simples ou herbularius. C'est un jardin dans lequel on cultive des plantes médicinales (simplicis medicinae, simplicis herbae). Il s'agit d'une herbe ou d'un remède constitué d'une seule substance. D'où le nom de simple par opposition au mélange composé ou alambiqué de la médecine savante.

 

ea13642895bbc3d10c31c9638078e71e.jpgL'abbesse Hildegarde von Bingen (1099-1179) décrira près de 300 végétaux dans son grand livre des simples du Moyen-Âge.

 

Le jardin médicinal est omniprésent dans les monastères chrétiens.

Pendant des siècles, les Hommes ont cru en des correspondances magiques entre les plantes et d'autres éléments naturels. Ainsi, les moines seront attentifs à ces similitudes et tenteront de soigner à l'identique, à l'instar de Galien, pharmacien de l'Antiquité qui pensait soigner par le contraire. Par exemple, les feuilles de bourrache ont une forme qui rappelle celle des poumons, on les utilisera donc contre les maladies de poitrine.

Un grand nombre de simples ont vu leur vertus supposées se confirmer par la science moderne, d'autres se sont révélées être de simples superstitions et il en est d'autres encore à propos desquelles on s'interroge encore aujourd'hui.

 

e3b326af0aabac9408914347d05c3087.jpgOn ne cultivait pas dans les herbularius uniquement des simples, mais on les associait souvent aux plantes aromatiques et condimentaires. D'ailleurs une bonne partie avait aussi des vertus médicinales.

 

Précisons que la culture des plantes médicinales ne suffisait pas à couvrir les besoin de la communauté, qui soignait ses propres moines mais aussi une foule de nécessiteux. On suppose que nombre de plantes aromatiques et médicinales étaient cultivées et cueillies à l'extérieur du monastère. L'abbaye payait des cueilleurs, achetait des plantes exotiques, et il existait un réseau d'échanges entre les abbayes, selon les spécialisations de chacune.

 

Source http://www.encyclopedie-universelle.com/

A bientôt